Mon combat pour devenir maman

Hello tout le monde,

 

Vous ne le saviez peut-être pas mais avant de tomber enceinte, je suis passée par quelques épreuves…

Je reçois souvent des messages d’entre vous sur Instagram me disant que vous êtes dans la même situation, que vous n’arrivez pas à avoir d’enfant, que vous êtes au plus mal… J’ai alors eu envie de vous partager ce que j’ai vécu, mon souci de santé, ce que j’ai ressenti psychologiquement pendant ce long temps d’attente, ce qui me faisait du bien…

C’est important pour moi de vous dire tout ça sans tabou car moi la première, je passais mon temps sur internet à la recherche de témoignages.

 


Je veux un bébé avec toi !

 

Juju et moi sommes sur le point de nous marier, nous sommes ensemble depuis presque 10 ans, nous avons notre appartement, chacun un métier, nous nous aimons très fort… Bref le scénario idéal pour avoir un enfant… Quelques mois avant notre mariage, j’arrête donc la pilule. Notre souhait aurait été de pouvoir annoncer ma grossesse à notre mariage… Vous allez voir que ça n’a pas du tout été le cas !

Dès l’arrêt de ma pilule, je suis sur le qui-vive ! Je scrute la moindre sensation, je note la date de mes règles, les douleurs à la poitrine, je suis au taquet avec les applications qui calculent votre période d’ovulation… Sauf que très vite rien ne se passe comme ça aurait dû… La première des choses est que je n’ai pas de règles à proprement parlé… Ou plutôt de légères pertes tous les 15 jours mais pas de règles réellement. Je vous ai prévenu, je vous dis tout dans les détails !

Très rapidement je sens que quelque chose ne tourne pas rond… Je laisse passer notre mariage, et environ 5 mois après avoir arrêté la pilule, je vais voir un gynécologue. Il m’a donnée la réponse à laquelle je m’attendais : »mais Madame, vous savez, il faut en moyenne un an à une femme pour tomber enceinte donc détendez-vous, votre corps reprend ses fonctions après des années de contraceptifs, tout va bien se passer… » Bref, je suis sortie de ce rendez-vous encore plus mal, en ayant l’impression de ne pas avoir été écoutée, et encore moins comprise…

Je laisse passer environ deux mois et je me dis STOP. « Je suis mal, rien n’évolue, je vais voir un autre médecin ». Je me renseigne donc auprès de mes amies afin de savoir si elles connaissent des gynécologues à l’écoute. Sur leur conseil, me voici donc dans un nouveau cabinet à raconter mon histoire à un autre médecin. Je dois l’avouer, j’ai menti ! Ayant peur de me retrouver avec cette même réponse d’attendre un an avant de faire quoi que ce soit, j’ai raconté mon histoire en expliquant que ça faisait plus d’un que nous essayions avec mon mari. Je n’aime pas mentir, mais pour le coup, je vous conseille de le faire dans ce cas là si vous sentez vraiment que quelque chose ne va pas. Il ne s’agit pas de « psychoter » au bout de deux mois d’essai mais nous ressentons les choses et de mon côté, j’ai toujours eu ce sentiment que quelque chose ne tournait pas rond dans mes ovaires…

La gynécologue m’a vraiment écoutée, soutenue et ça m’a fait un bien fou. C’était parti, elle me prescrivait plusieurs examens dont un pour mon mari, le fameux spermogramme.

De retour à la maison, j’annonce ça à mon mari qui était lui aussi soulagé de constater que la situation évoluait.

 


Les épreuves commencent…

 

Nous voilà donc entre les mains des médecins… Les examens commencent par le spermogramme pour mon mari. Cela consiste à savoir si ses spermatozoïdes sont suffisamment vifs, s’il y en a assez qui sont viables, s’ils bougent bien… Bref, gros stress en attendant les résultats ! « Tu imagines si tu n’en as pas ? Si on ne peut pas avoir d’enfant… » Bref, tout nous passe par la tête… Je vais bien sûr sur internet, grave erreur puisqu’au lieu de me rassurer, je tombe sur les pires témoignages… Forcément, quand ça se passe bien les gens n’en parlent pas donc on lit le pire ! Mais c’est plus fort que moi…

 

De mon côté, je fais mes prises de sang et une échographie. Grand moment aussi ! Je revois encore l’échographe qui fait des grimaces en m’examinant ! Je me dis « ce n’est pas possible, il va m’annoncer que je n’ai pas d’ovaire ou un truc horrible comme ça !!! » Et puis il me dit froidement : »vous avez beaucoup trop de follicules Madame ! » Euuuhhhh oui, mais encore… Il ne m’explique rien de plus et me dit qu’il y a un dérèglement hormonal… Je sors de ce rendez-vous une nouvelle fois très angoissée, me voilà donc reparti sur internet…

 

Quelques jours plus tard nous recevons les résultats de Julien. Nous sommes rassurés dans un premier temps puisque nous voyons inscrit : bonne vivacité, bonne mobilité… Sauf que sur la deuxième page, nous remarquons qu’il y a 83% de spermatozoïdes atypiques et seulement 17% de typiques… Ce qui signifie que seulement 17% peuvent permettre de concevoir… Inquiétude jusqu’au prochain rendez-vous avec notre médecin…

 

Je retourne donc voir la gynécologue qui a su m’écouter afin de lui présenter nos résultats. Elle me dit alors qu’il n’y a rien de grave en soi mais que nous allons avoir besoin d’aide… Elle me dirige donc vers deux médecins, je choisis l’un sur les deux et je prends rendez-vous au plus vite. Il faut que je sache rapidement ce que nous avons, comment nous allons devoir procéder…

 


Notre première consultation chez le spécialiste

 

Dans la salle d’attente c’est le grand stress avec Juju. Lui a l’air plutôt serein mais j’imagine qu’au fond de lui ça n’est pas si simple… Il doit tenir pour deux, pour me soutenir…

Ça y est, c’est à nous… Au vu des premiers examens, le médecin a déjà une piste… Il me parle d’ovaires polykystiques… Je n’en avais jamais entendu parlé, alors il m’explique. Il me dit qu’il s’agit d’un dérèglement hormonal, qui fait qu’au lieu d’avoir normalement deux ou trois follicules par ovaires chaque mois puis un qui devient un ovule, j’ai 30 follicules par ovaire et aucun n’a la place de se développer plus qu’un autre… Je prends ça à la rigolade en disant que finalement s’ils se développaient tous je pourrais repeupler le monde en un rien de temps !

Il m’explique ensuite que pour réguler tout ça j’allais devoir me faire des piqûres tous les soirs lors de ma première partie de cycle, puis une piqûre afin de déclencher l’ovulation quand tous les feux sont au vert. En parallèle des piqûres, il faut bien sur se faire suivre afin d’éviter d’être trop stimuler et que vos ovaires s’emballent… Le médecin doit trouver la juste dose, il faut donc aller tous les deux jours faire des prises de sang et des échographies et rendre les résultats avant 14h.

Je me dis alors qu’il va falloir que j’en parle à mon travail pour que je m’organise… Ça ne m’enchante pas mais quelque part, je préfère que mes collègues et chefs soient au courant afin de ne pas avoir de réflexion. Sachez d’ailleurs que c’est désormais dans la loi et que vos supérieurs ont l’obligation de vous laisser partir pour faire vos examens lorsque vous êtes en Procréation Médicalement Assistée.

Concernant Julien, il n’est pas du tout inquiet et nous dit que 17% suffisent amplement à concevoir.

 

Il me donne d’autres prises de sang à effectuer. Une fois faites, je suis retournée le voir et nous voilà partis pour le premier cycle de piqûres…

 


Piqûres, examens, opérations…

 

  • J’avais extrêmement hâte de commencer les piqûres puisque c’était pour moi l’espoir que ça fonctionne ! Le premier soir, hop je prends une grande inspiration et je me pique ! « Oh c’est tout ? Mais je n’ai rien senti… » J’appréhendais et puis finalement je n’ai eu aucune douleur.

Quelques jours après je me rends à la prise de sang puis à l’échographie et ce schéma se répète de jour en jour. Après chaque examen, la secrétaire du médecin m’appelle en m’indiquant quelle dose je dois mettre dans la piqûre…

Cette phase est censée durer 15 jours puis il doit y avoir une ovulation. Chez moi, elle dure 25 jours ! Arrive enfin le moment où je me pique pour déclencher l’ovulation, Youpi !!! Avec Juju on est au taquet… Ce n’est pas très glamour de provoquer ça mais c’était tout notre espoir qui renaissait !

Puis on me laisse tranquille jusqu’à un test positif ou l’arrivée des règles… 12 jours après ma piqûre pour ovuler : mes règles débarquent…

A ce moment, je sais au fond de moi que c’est rare que ça fonctionne du premier coup, mais je pleure et je suis de nouveau tellement triste… Heureusement, Juju est là pour me réconforter et me dire que nous allons rappeler le médecin, qu’il va nous rassurer et que nous allons recommencer. C’est effectivement exactement ce qui se passa.

Nous avons appelé le spécialiste qui a dit que nous tentions un autre cycle. Sauf que pas de possibilité d’avoir de rendez-vous avec lui avant deux mois… Sur une vie ce n’est rien mais lorsque nous attendons de pouvoir concevoir un enfant, ça paraît tellement long…

 

  • Deux mois après nous retentons un nouveau cycle. Au vu de la réaction de mes hormones, il décide d’intégrer en plus une nouvelle piqûre.

L’histoire se répète, mon cycle est beaucoup trop long, les ovules de mauvaise qualité… Bref j’ai de nouveau mes règles.

 

  • Je retourne voir le spécialiste une nouvelle fois et je m’inquiète… Je le vois perplexe. Je le vois beaucoup réfléchir et c’est alors qu’il me parle d’une opération… Je suis à la fois contente car on avance et on ne va pas faire ses piqûres pendant des années et à la fois anxieuse…

Il me parle de drilling ovarien. C’est une opération assez récente, qui consiste à faire de petits trous dans les ovaires afin de laisser passer les follicules en trop. (Je vous explique ça avec mes mots bien sûr)

Me voilà donc partie pour une opération qui aura lieu deux mois après environ… Je rencontre le chirurgien qui va m’opérer, il est adorable et très rassurant aussi.

L’opération se fait en ambulatoire. Le jour J, je suis stressée et j’ai hâte, je sais qu’on avance, qu’on se rapproche de notre but… L’opération se fait sous anesthésie générale, sous coelioscopie. (Seulement 3 petits points seront fait sur mon corps. Un au niveau du nombril et deux un peu plus bas. Je ne les vois même plus aujourd’hui).

L’opération se passe très bien, mon réveil a été un peu difficile, le médecin vient donc me voir avant de partir. Il m’annonce que tout va bien, que les trompes sont bien dégagées et également que j’ai de légers endométriomes… Mon sang ne fait qu’un tour ! J’avais bien évidemment entendu parler de l’endométriose et ça me faisait terriblement peur ! Je me décompose et je me dis « ça y est, il ne me manquait plus que ça… »

Je repars le soir même. Je n’étais vraiment pas bien physiquement. L’air qu’ils m’ont injectée me faisait terriblement souffrir, j’ai même vomit… Bref je me sentais très mal. J’ai eu des douleurs pendant environ 4-5 jours, uniquement à cause de tout l’air que j’avais dans le corps mais étrangement rien au niveau du bas ventre.

 

  • Deux mois après l’opération, je retourne voir mon spécialiste avec les résultats. Il se veut là encore très rassurant. Je lui parle des mini endométriomes et il m’explique que c’est l’utérus qui a très légèrement saigné sur mes ovaires mais que le chirurgien les a « brûlés », qu’ils n’y sont plus et que ça ne m’empêchera absolument pas de tomber enceinte. Me voilà réconforter…

Il m’indique que nous allons reprendre un cycle de piqûres comme avant l’opération et que nous allons voir si mes ovaires réagissent mieux.

 

  • Une journée, deux journées se passent, puis 5, puis 10 puis 14 et là, bonheur ! Mes ovaires ont bien réagi et on déclenche l’ovulation ! Au 14eme jour, comme une fille « normale » ! C’était déjà une première victoire puisque je constatais que l’opération avait été bénéfique…

Vient alors ce long moment d’attente des 14 jours suivant… Je scrutais la moindre sensation en ayant l’impression que mes règles allaient arriver du jour au lendemain… Et puis, 13e jour, 14e jour… Je ne peux plus attendre, je fais un test !

 


Test positif

 

  • Naïvement, je pensais que le résultat apparaissait en quelques secondes… Je fais donc mon test ce fameux 11 novembre 2016 et puis au bout de 10sec, rien n’apparait, je vire le test dans mon vide ordure et je vais me recoucher… Très bizarrement, j’étais sereine… Je me rendors et en me réveillant, je me dis « mais Emeline, si ça se trouve il faut attendre un peu plus longtemps… » Impossible d’aller rechercher mon test dans la colonne de vide ordure, j’en refais donc un autre et j’attends… Il s’agit des minutes les plus longues de toute ma vie… Je fais les cent pas dans l’appartement et au bout de quelques minutes, je vois apparaître cette fameuse deuxième ligne tellement espérée !!!

Je m’effondre en larmes, je saute de joie, je ne sais même plus quoi faire en réalité… J’appelle alors ma soeur pour lui annoncer.

Je ne voulais pas l’annoncer de suite à mon mari, je voulais être certaine et avoir fait ma prise de sang.

Comme je vous l’ai dit, nous étions le 11 novembre, donc pas de possibilité de faire de prise de sang ce jour-ci. Le lendemain et le surlendemain Juju était avec moi donc je ne pourrai pas la faire non plus. Il a donc fallu que j’attende 3 jours avec ce secret avant de pouvoir le partager avec mon mari…

Ce n’est pas grave, je ne voulais surtout pas de fausse joie… Et puis j’ai ensuite réalisé que j’allais lui annoncer pile 3 ans après jour pour jour qu’il m’ait demandée en mariage… Quoi de plus merveilleux ! Ça valait le coup d’attendre…

 

  • Une fois ma grossesse confirmée avec la prise de sang, je l’ai annoncé à mon mari. Nous avons tous les deux beaucoup pleuré de joie, nous n’en revenions pas et nous sommes restés sur notre petit nuage pendant des jours…

Nous avons mis deux ans à concevoir notre petit Clément. Et pour la petite histoire, j’ai arrêté la pilule le 27 octobre 2014 et je suis tombée enceinte le 27 octobre 2016… La vie est vraiment amusante parfois…

 

 


Et psychologiquement…

 

Je vous ai beaucoup parlé de ce qui m’est arrivée physiquement mais je crois que finalement le plus dur se passe dans la tête.

 

  • Déjà vous avez une espèce de pression sociale comme si tout le monde devait avoir des enfants. « Vous êtes mariés, à quand le bébé alors ? » « Mais dis donc déjà 10 ans que vous êtes ensemble, il faudrait peut être y penser »… Autant de phrases qui vous percutent comme un coup de poignard à chaque mot prononcé… Au départ nous disions que ça viendrait quand la nature le voudrait et puis finalement quand j’étais à bout, je répondais que j’avais des soucis et les gens se sentaient très bêtes. Si ça pouvait leur permettre de ne pas faire la même erreur avec d’autre et bien j’en étais ravie.

 

  • Ce qui m’a beaucoup aidée, c’est déjà de savoir ce que j’avais. Je crois qu’il n’y a rien de pire que de ne pas savoir. On se fait beaucoup trop de films, on imagine le pire, ça tourne de façon incessante dans notre tête… On entre dans un très mauvais cercle qui nous détruit. Le fait de poser des mots, de pouvoir en discuter avec des médecins, avec des amies me soulageait beaucoup. Je me suis d’ailleurs rendue compte que beaucoup de personnes avaient ce syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Le premier conseil que je vous donne si vous vous sentez mal et que vous n’en sortez pas, c’est de consulter et d’avoir les réponses à vos questions auprès de médecins et pas sur internet. Chaque cas est différent et ne peut être traité de la même manière.

 

  • Pendant deux ans, ça n’a été que des hauts et des bas… On est rempli d’espoir et d’un coup tout bascule, on est au plus bas et hop ça repart vers le haut avec un bonne nouvelle puis de nouveau un échec… C’est extrêmement difficile à vivre. Pour ma part je savais exactement à qui en parler afin de me sentir mieux. J’étais très bien entourée et j’avais ce besoin de raconter ce qui se passait, ce que j’avais et l’espoir que les médecins me donnaient… Certaines vont préférer garder ça pour elles et d’autres en parler. C’est à vous de voir ce qui vous fait du bien. Si vous décidez d’en parler, fuyez les gens qui vous disent que c’est dans la tête, qu’il ne faut pas y penser… Comment voulez vous ne pas y penser quand vous vous piquez tous les jours et que vous faites des échographies tous les deux jours !!! Rapprochez vous des personnes qui vont savoir vous écouter, vous comprendre, vous dirigez vers les bonnes personnes et surtout celles qui seront là quand vous aurez envie de pleurer, même si elles ne disent rien… Juste leur présence suffit parfois… J’ai été entourée de ces personnes, je les remercie tellement, elles se reconnaitront et elles m’ont fait beaucoup de bien…

 

  • L’autre conseil que je peux vous donner c’est de garder du temps pour votre couple. Ce n’est pas simple et c’est un peu le seul sujet que nous avons en bouche dans ces cas là mais il est important de continuer à vivre en couple. Parler de ce qui vous chagrine, comprenez que votre mari puisse être un peu loin de tout ça car il ne vit pas les choses de la même manière. Expliquez lui ce que vous ressentez en tant que femme. Julien a toujours été très présent, il était là à chaque rendez-vous chez le médecin, il me soutenait et était une épaule très forte lorsque je pleurais de désespoir… Jamais il n’a dit que ça ne marcherait pas. Pourtant il l’a pensé (il me l’a avoué après) mais je ne l’ai jamais senti et ça m’a donnée beaucoup de force. Il doit toujours y en avoir un qui y croit pour deux ! Ça peut changer, parfois c’est l’un, parfois c’est autre mais il ne faut pas lâcher et se faire confiance. Surtout, une fois que vous en avez discuté, continuez à vivre. Prévoyez des voyages, des sorties, des dîners en amoureux… Ce que vous faisiez naturellement avant d’essayer d’avoir un bébé. Vous vous dites que c’est facile à dire et je suis bien d’accord. Je suis passée par là et on n’a pas envie de sortir lorsqu’on est mal mais forcez vous et vous verrez que ça fait du bien !

 

 

Voilà notre histoire… Je suis tellement fière de ce parcours… C’est étrange mais on s’est battu pour avoir notre petit coeur et nous ne pouvons qu’être fiers de cette épreuve que nous avons traversé tous les deux, Juju et moi. Il y a des histoires bien plus compliquées que la notre, d’autres bien plus simples mais peu importe, l’important c’est comment nous la vivons… Je m’étais jurée de ne jamais lâcher tant que les médecins ne me diraient pas qu’il n’y a plus rien à faire… La vie réserve de jolies surprises, on entend beaucoup d’histoire où les gens pensent que c’est terminé et puis finalement ce merveilleux cadeau leur est donné.

Nous en sommes la preuve vivante puisque nous avons attendu 2 ans et 9 mois avant de pouvoir serrer Clément dans nos bras et 5 mois après sa naissance, nous attendions un deuxième heureux événement qui est arrivé tout naturellement pour notre plus grand bonheur !

Le plus important est de vous écouter dans ces moments là, de savoir ce dont vous avez envie, ce qui vous ferait du bien… Il était important pour moi de vous écrire cet article. Je me suis souvent sentie seule dans ces moments. On a l’impression que ça n’arrive qu’à nous, et finalement loin de là. Je tenais donc à vous partager cette histoire et vous dire de ne pas perdre espoir si vous êtes dans cette situation… C’est très compliqué mais faites-vous confiance, aimez-vous, et profitez de la vie qui est belle ! Elle ne nous donne pas toujours ce qu’on veut quand on le veut mais elle nous offre chaque jour de petits et grands bonheurs qu’il faut savoir prendre !

 

N’hésitez pas si vous avez des questions, j’y répondrai avec grand plaisir en commentaire.

 

Je vous fais de gros bisous et vous dis à très vite,

 

Emeline

 

 

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10 Commentaires

  1. MarineV
    19 août 2018 / 14 h 09 min

    Très joli temoignage 🙂
    Nous avons un parcours très similaire, arrêt de la pilule en novembre 2013, après de nombreux examens j’ai été opérée, nous avons dû avoir recours à une FIV-ICSI, et avons eu Augustin en septembre 2017… et 6 mois + tard je tombe enceinte naturellement et spontanément sans qu’on s’y attende ^^ Bébé 2 prévu pour décembre 2018 😉

  2. Mum_of_two18
    19 août 2018 / 15 h 43 min

    J’avais suivi votre histoire et de la lire noire sur blanc me touche beaucoup . Vous méritez cette océan de bonheur , vous formez tous les 3 et bientôt 4 une magnifié famille .

  3. Lorrain Marie pierre
    19 août 2018 / 16 h 12 min

    Article magninfique , j’ai connu le même parcours sauf que je n’est pas été jusqu’au drilling ! 7 ans a vivre avec des hauts et des bas … J’avais l’impression de me lire ! Je me suis reconnue dans tout l’article ! Merci de nous avoir fais partager ton expérience ….
    affectueusement ,
    marie pierre, maman d’un petit Jules de 14 mois ????

  4. Emilie
    19 août 2018 / 21 h 37 min

    Coucou Émeline ! Ce post me touche beaucoup car j’ai vécu exactement la même histoirê : l’es écho, les piqûres .. Ohh que ça me parle ????!! Une période plutôt douloureuse mais le bonheur a sonné à notre porte le 03 mars 2016 mon petit Tom était venu se nicher en moi ! Il est né le 30 nov 2016 et pile 9 mois plus tard et tout naturellement notre petit Lucas qui a aujourd’hui 2 mois 1/2 venait se nicher aussi !! ????
    Belle fin de grossesse à toi
    Bisous

  5. Emilie
    19 août 2018 / 21 h 37 min

    Coucou Émeline ! Ce post me touche beaucoup car j’ai vécu exactement la même histoirê : l’es écho, les piqûres .. Ohh que ça me parle ????!! Une période plutôt douloureuse mais le bonheur a sonné à notre porte le 03 mars 2016 mon petit Tom était venu se nicher en moi ! Il est né le 30 nov 2016 et pile 9 mois plus tard et tout naturellement notre petit Lucas qui a aujourd’hui 2 mois 1/2 venait se nicher aussi !! ????
    Belle fin de grossesse à toi
    Bisous

  6. 19 août 2018 / 23 h 46 min

    Je ne connaissais pas ton histoire car je ne te suis pas depuis aussi longtemps. Mais la lire m’a beaucoup touchée. Merci d’avoir partagé avec nous ton parcours et, au travers de tes mots, nous rassurer et répondre aux questions. Merci beaucoup <3

  7. Martin Anais
    19 août 2018 / 23 h 55 min

    C’est frissonnant comme témoignage et remplis de d’amour et d’espoirs ❤️❤️❤️❤️ Merci beaucoup de nous avoir fait partager votre histoire ????

  8. Pierson
    20 août 2018 / 0 h 00 min

    Teloignage très touchant ! ????

  9. 20 août 2018 / 1 h 30 min

    Coucou, tu as dû vraiment vivre des moments difficiles. Parfois les médecins sont nuls. Moi je fais de l’hypothyridie Depuis mes 11 ans. Je suis sous levothyrox. Des médecins ont osé me dire que j’allais avoir des problèmes pour avoir des enfants. Mon gynécologue était très surpris de ce que je lui racontais. Il m’a précisé que ça n’avait aucun rapport et m’a prescrit des examens à faire 6 au bout de 6 mois d’essai ça ne prenait pas. Je n’ai pas eu à le faire mais comme quoi les médecins m’ont fait avaler n’importe quoi.
    Ma cousine, en revanche, a beaucoup galère, elle a mis 7 ou 8 ans à avoir son fils avec des inséminations artificielles…. puis après elle a voulu un deuxième. Pareil, elle a galere a tel point que quand elle l’a eu, elle a su que c’etait Une fille et elle l’a appelé « Victoire ». Le symbole.

  10. Jestin Sandra
    20 août 2018 / 22 h 26 min

    J’ai lu ton article et je me vois aussi dans ton parcours : Juin 2006 nous commencions 10 ans de combats et de tristesses : 2 inséminations – 5 FIV – 3 fausses couches après FIV – 3 implantations d’embryons congelés – 1 opération des ovaires (kystes + endométriose) – mise sous ménopause artificielle pendant 1 an… et nouveau projet en 2015-2016 nous commençons à construire une maison et j’apprends que je suis enceinte naturellement et Septembre 2016 Emma arrive (1 semaine après notre emménagement) et pour les 1 an d’Emma, un 2èm miracle est en route … Alice née en Mai 2018. La vie est pleine de surprises ????

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