Hello hello,

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon retour au travail, de l’état d’esprit dans lequel j’étais avant de reprendre, de ce petit être qui m’a fait prendre conscience de mes réelles envies et qui m’a surtout donnée l’envie de les réaliser ou au moins d’essayer…

Certaines le savent mais je suis maître-nageur et également entraîneur de natation synchronisée qui est ma passion et que j’ai pratiqué pendant plus de 20 ans.

 

Tout le monde a déjà connu ce moment où il faut retourner au boulot, que ce soit après de superbes vacances, ou un long week-end… Ce n’est pas toujours avec entrain que nous nous y rendons. Et bien je vous laisse imaginer le retour après 8 mois d’arrêt, un énorme bouleversement dans notre vie avec l’arrivée de notre enfant, bref, c’était une petite bulle de bonheur qui a éclaté quand j’ai dû reprendre.

Bien que mon métier ne soit pas du tout désagréable, j’ai pris conscience lorsque mon retour approchait et vu mon état psychologique qui se dégradait à mesure que la date arrivait, qu’il fallait faire quelque chose et que je ne pouvais pas me contenter de cette situation. Je n’aurais jamais pensé être dans cet état mais j’en ai pleuré. Alors oui,  certains diront que ce sont les hormones qui chutent mais moi je dis plutôt que ce n’est pas le hasard, que mon corps a fait sortir tout ce que j’avais en tête depuis quelques temps pour me faire dire STOP.

Depuis que je suis sortie de mon école de commerce, j’ai de suite entamé mon métier de maître nageur puisqu’il y avait un poste. J’étais avec mon mari, dans notre appartement, c’était pour moi l’occasion de gagner de l’argent, d’être indépendante et de pouvoir croquer la vie à pleines dents avec mon mari en faisant un métier plutôt sympa. Puis la vie passe, on sait que ce n’est pas forcément ce qu’on aurait rêvé de faire mais on se dit qu’on n’est pas si mal, qu’on a un boulot (ce qui est une grande chance de nos jours) alors pourquoi chercher à changer… En réalité, je me suis cachée derrière ces phrases, je me suis donnée des excuses et je me suis un peu oubliée pendant toutes ces années.

C’était sans compter ce 19 juillet 2017, ce jour où j’ai rencontré notre bébé, ce jour où je suis née à nouveau moi aussi… C’est un tel chamboulement, une telle prise de conscience que je ne pourrais pas vous l’expliquer mais au fond de moi je sentais que rien ne serait plus pareil et qu’il fallait agir maintenant, pour lui, pour moi, pour nous et pour que chacun soit épanoui.

C’est le message que je veux transmettre à mon enfant : croire en ses rêves, se donner les moyens de les réaliser, être heureux tout simplement, alors pourquoi ne pas appliquer ces jolies phrases à moi même afin de lui donner le meilleur des exemples ?

Après en avoir discuté avec mon mari, il m’a poussée à agir. Sans lui je n’aurais sans doute pas oser, mais il m’a dit : » c’est le moment, tu prends un congé parental, tu te poses, tu réfléchis et tu prends du temps pour toi, pour réaliser ce en quoi tu crois ». Je ne le remercierai d’ailleurs jamais assez pour ça… C’est une très belle preuve d’amour que de vouloir voir sa femme heureuse. J’ai aussi été beaucoup soutenue par ma famille et mes amis qui m’ont poussée dans ce sens.

J’ai repris le travail pendant deux mois car ma demande de congé parental devait être faite deux mois avant la date de départ souhaitée et je m’y suis prise un peu tard. Mais c’est un mal pour un bien, car j’ai pu finir les stages que j’avais en cours, je pars donc tranquille.

J’ai ce besoin de m’épanouir dans mon travail, de savoir pourquoi je fais les choses, j’aime créer, écrire, lire, voyager… Je vais prendre du temps pour tout ça et me consacrer aux projets dont je rêve depuis longtemps.

J’imagine que je ne suis pas la seule à avoir connu ce grand vide avant de reprendre le travail, bien que certaines d’entre nous on hâte de le retrouver et ce que je peux tout à fait comprendre également, mais ce n’était pas mon cas. Sans doute parce qu’aujourd’hui j’aspire à autre chose et que ce petit bout de moi m’en a fait prendre conscience… La vie est courte, elle est merveilleuse, nous n’en avons qu’une alors ne la gâchons pas et donnons nous les moyens d’être heureux par des choses aussi simples qu’elles soient tant qu’elles font notre bonheur.

 

J’essaierai de me souvenir de ces derniers mots aussi souvent que possible…

Je vous fais de gros bisous et vous dis à très vite,

Emeline

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