Hello tout le monde,

J’ai accouché de mes 3 enfants de façon naturelle et sans péridurale. Vous pouvez d’ailleurs lire les articles sur mon premier accouchement et mon second accouchement en cliquant sur les liens. Vous verrez qu’ils sont assez similaires, hormis le fait que le second ait été un peu plus rapide.

Mais pour Quentin, ça a été un peu différent. J’ai intégré une filière physiologique dès le début de ma grossesse. Le but de cette filière est d’accoucher de façon très naturelle, dans la position dans laquelle nous sommes le mieux et qui facilite la descente de bébé. Il faut le savoir, la position gynécologique est très pratique pour les soignants, mais ça n’est pas la plus physiologique pour aider bébé à descendre. J’ai donc été préparée tout au long de ma grossesse afin d’accueillir mon 3e bébé un peu différement.

accouchement physiologique

Tout a commencé le 15 juillet 2021 aux alentours de 21h. Je commençais à sentir des contractions un peu plus intenses que celles de d’habitude mais toujours pas douloureuses et assez espacées. Je surveillais car, pour mes 3 accouchements, je n’ai jamais eu de contractions vraiment douloureuses. J’ai toujours eu des contractions espacées jsuqu’à l’accouchement. Ça a continué jusqu’à 00h environ mais ça n’était toujours pas douloureux. J’avais des contractions toutes les 10/15 min environ. Je me décide alors à appeler ma sage-femme qui me dit de patienter et de voir ce que ça donne. De mon côté, je sentais que quelque chose était différent des contractions que j’ai pu avoir jusque là. Avec mon mari, nous décidons de mettre nos deux grands en voiture et de partir chez mes parents. Au moins, ils étaient sur place.

Nous arrivons donc chez mes parents vers 1h du matin. Mes contractions se sont vraiment espacées puisqu’il pouvait m’arriver de ne rien avoir pendant 30min. Je commence à me dire que ça ne sera pas encore pour maintenant. Ma sage-femme me demandait des nouvelles toutes les 2h environ. Elle me conseille d’aller me reposer. Je vais me coucher tout en continuant à sentir que ça contractait mais de façon non douloureuse et très espacée.

Mon accouchement physio : perte des eaux

Vers 7h30 du matin, tout le monde se lève tranquillement dans la maison. Les grands se réveillent, mes parents aussi, très étonnés de nous voir encore ici. Ils pensaient que nous serions partis à la mater. Mais non… Bébé était toujours au chaud et mes contractions ne s’intensifient pas. Elles sont toujours là mais rien de plus. Et puis vers 8h30, je vais aux toilettes quand tout à coup, je sens un liquide couler. Pour mes deux premiers accouchements, j’ai perdu les eaux de façon nette, j’avais beaucoup de liquide. Ici, c’était léger alors je ne savais pas trop… Et puis je me relève, je marche un peu quand tout à coup, je sens de nouveau un liquide qui coule. Sauf que là c’était bien plus. Je dis alors à mon mari et ma famille : « ça y est, je crois que c’est le moment ». Tout le monde était content, mon mari va me chercher une serviette hygiénique pour me protéger de l’eau qui va couler en continu. J’appelle ma sage-femme pour la prévenir que cette fois, c’est la bonne ! Nous partons direction la maternité.

 

Mon accouchement physiologique : l’arrivée à la maternité

Je laisse mes deux grands avec un peu d’émotions. Je prends conscience qu’une période se termine : ma 3e grossesse. Je ne sais pas trop pourquoi, mais dans la voiture je me mets à pleurer. Un mélange de joie d’aller rencontrer mon bébé, et de tristesse de laisser mes garçons, de voir cette grossesse se finir… Et puis la joie reprend le dessus. Nous arrivons à la maternité. Je suis accueillie par Audrey, ma sage-femme qui m’examine et me met sous monito. Mon col était dilaté à 4. Bébé avait bien travaillé cette nuit. Mes contractions étaient espacées mais le col s’est bien ouvert et elles ont été très efficaces. J’ai pu me reposer tranquillement dans un lit dans la nuit pendant le début du travail et là, les choses sérieuses allaient commencer.

Nous passons un super moment avec mon mari. Je suis sous monito, on rigole, on se filme, on immortalise ces instants. Au bout de 45min environ, bébé va bien , il supporte bien les contractions, alors nous nous dirigeons en salle nature. Une salle dans laquelle il y a tout le nécessaire pour accoucher de façon naturelle et physiologique. (des tissus pour se suspendre, une baignoire, une banquette double, un ballon…)

Mon accouchement physiologique : la salle nature

En arrivant dans cette salle, j’ai de suite envie de me mettre dans la baignoire. Je ne l’ai pas eu pour mes deux premiers bébés. Alors là, j’ai envie de tester et d’en profiter. Une eau bien chaude avec un mélange d’huiles pour aider le col à s’ouvrir. (Vous pouvez retrouver toutes ces infos dans mon ebook « ma grossesse au naturel« ) Je suis bien. Je n’ai pas de douleurs, les contractions arrivent comme des vagues les unes après les autres, j’imagine mon bébé qui descend doucement. Mon mari me fait des points de la méthode Bonapace afin de me soulager.

Au bout d’une heure environ, j’ai envie de sortir et de marcher un peu. Alors je sors, je me couvre sauf qu’à la première contraction, je me rends compte que les douleurs sont beaucoup plus importantes hors du bain. Du coup j’y retourne aussi vite… C’est d’ailleurs assez incroyable de voir à quel point les douleurs sont diminuées dans l’eau chaude. Petit à petit mes contractions s’intensifient. Elles ne sont pas hyper douloureuses, quoi qu’un peu plus tout de même, elles ne se rapprochent pas non plus. Néanmoins, je sens que l’envie de pousser arrive.

Mon accouchement physiologique : pousser, pousser et encore pousser

Ma sage-femme me demande si je souhaite accoucher dans l’eau. C’est une expérience qui m’aurait tenté mais c’est vraiment un moment que je veux vivre dans les bras de mon mari, hors ici ça n’était pas possible. Alors je décide de sortir et de chercher la position qui me convient le mieux. Je teste debout, à genoux avec les bras sur mon mari. Ces positions ne me conviennent pas car je n’ai pas la possibilité de me reposer entre les poussées. J’avais besoin de pouvoir être allongée entre deux. Je me place en position demi-assise, le dos contre mon mari. Il était derrière moi, il m’aidait lors des contractions.

Mes contractions étaient toujours espacées. C’est ainsi que mon corps fonctionne. Elles sont intenses et efficaces mais espacées. Mes fées, Audrey et Dina, l’aide-soignante qui était présente lors de mes 3 accouchements, me masse à chaque contractions et me réconfortent. Mais je sens que je pousse, je pousse, je pousse et que bébé ne descend pas tellement. Je suis épuisée, je pousse depuis 12h30 et il est déjà quasiment 14h. Ma sage-femme m’examine et remarque qu’il reste une légère poche. La poche des eaux n’a pas été totalement rompue. Bébé descend, force sur la poche, mais-celle-ci la fait remonter. La poche l’empêche de descendre plus. À ce moment, ma sage-femme me propose de percer la poche qui reste afin d’accélérer le travail car je fatiguais. Je ne voulais pas d’acte mais là, j’étais tellement fatiguée que j’accepte. Elle prépare son ustensile, quand tout à coup, je sens du liquide qui coule. Elle n’a pas eu besoin de l’utiliser, bébé a fini de percer la poche seul. J’étais la plus heureuse qu’il fasse ce travail seul, quand il en a envie.

Mon accouchement physiologique : te rencontrer

À partir de là, tout s’accélère. Les contractions ne sont pas plus intenses, ni plus rapprochées mais bébé descend beaucoup mieux. Encore deux poussées, je donne tout ce que j’ai. Ma sage-femme me dit d’arrêter de pousser, quand tout à coup je vois notre bébé. Nous l’attrapons sous les bras mon mari et moi et venons le mettre sur ma poitrine. Je ne peux pas décrire la puissance de cet instant. Je le sens tout contre moi,  sa petite peau toute chaude, son souffle et ses petits cris. Nous l’observons, nous le calinons… Nous attendons que le cordon arrête de battre afin que bébé récupère tout le sang. Mon mari coupe le cordon.

Pendant ce temps, ma sage-femme s’occupe de veiller à ce que la suite se passe bien. Un accouchement se termine une fois que le placenta est sorti. Le placenta sort tranquillement en une petite poussée.

Bébé vient chercher le sein de lui-même. C’est tellement magique de voir ça. Je lui donne la première tétée.

Puis, juste après la naissance de mon bébé, nous nous sommes installés tous les trois sur la banquette. Nous étions dans un autre monde, sur notre nuage. Nous sommes restés environ 2h tous les trois. Bébé a eu le temps d’arriver, de se poser dans nos bras. Puis, Audrey, notre sage-femme est venue faire les soins de bébé, vérifier les réflexes… Tout étant bon, je laisse bébé avec papa et j’en profite pour prendre une douche. Le bonheur !!!

Puis nous remontons en chambre. Nous continuons à faire connaissance avec notre bébé, à le caliner…

Mon accouchement physiologique : les jours d’après

J’aime accoucher naturellement aussi car le corps en post partum se remet plus vite. On peut remarcher de suite et il y a moins de risque d’avoir de déchirure ou ce genre de chose. Néanmoins, vu qu’il s’agissait de mon troisième enfant, j’ai eu des tranchées, très très douloureuses… Les tranchées sont les contractions de l’utérus afin qu’il retrouve petit à petit sa taille normale. À mesure que l’on a des enfants, les tranchées sont souvent plus douloureuses. Pour ma part, j’en ai presque fait un malaise. Heureusement que mon mari était là pour gérer à ce moment.

L’allaitement s’est bien mis en place. Quentin a réussi à téter de suite. La montée de lait est arrivée au bout de deux jours environ.

Les grands frères sont venus rencontrés Quentin. C’était un moment unique et magique ! Ils ont eu deux comportements différents. L’un, très expressif, est venu directement faire un bisou à Quentin et le plus grand, très observateur.

Beaucoup de jeunes mamans ont envie de rentrer vite chez elles mais moi j’aime les séjours à la maternité. Je suis comme dans ma bulle avec mon bébé et rien n’est plus important à ce moment. Nous sommes restés 3 jours puis nous avons retrouvé notre cocon familial.

Quentin a eu une merveilleuse naissance grâce à Hélène (ma sage-femme de nuit), Audrey (ma sage-femme qui lui a donné naissane) et Dina. Je ne les remercierai jamais assez pour ces instants de vie uniques et magiques.

Si vous souhaitez vivre une grossesse zen au naturel ainsi qu’un accouchement physio, n’hésitez pas à lire mon ebook :

Ma grossesse au naturel.

Je vous fais de gros bisous et vous dis à très vite,

Emeline